Retour Page d'accueil Page PrécédenteCoupe du roseau en Morbihan Le Morbihan possède quelques marais où pousse du roseau, mais celui-ci n'est plus récolté. Il en résulte une réduction de la surface en eau des marais: le roseau, gros producteur de matière organique fait monter le niveau du sol, qui gagne du terrain sur l'eau. Ensuite s'installent les saules, puis plus tard, les chênes. Par ailleurs, une roselière non coupée ne fait plus office d'habitat pour les oiseaux, ceux-ci ne pouvant plus y pénétrer du fait de l'enchevêtrement des tiges. Chaumier utilisant auparavant du roseau de Camargue, je me suis intéressé à ce phénomène et coupe aujourd'hui du roseau de région.
Afin d'éviter des investissements trop importants, impliquant du matériel lourd pour le transport, nous avons opté pour un matériel léger, muni de roues jumelées permettant le passage dans le marais. Celui-ci est équipé d'une faucheuse-lieuse qui produit des bottes qui sont disposées en javelle sur place, puis sorties du marais pour être entreposées dans un lieu sec. La coupe se réalise en hiver, lorsque le roseau a séché sur pied, entre novembre et février, juste avant sa repousse.
Le tri du roseau Une fois coupé, le roseau est transporté pour être entreposé dans un lieu sec, où il sera trié, afin de réaliser des bottes utilisables sur le toit. Les déchets résultant du tri sont utilisés comme litière pour les animaux, ou transformés en compost, afin de produire du fertilisant. Le roseau est en effet un gros capteur d'éléments fertilisants. C'est pourquoi, il est utilisé pour épurer l'eau par lagunage. Des essais sont en cours pour la dépollution des rivières. Ses déchets sont aussi utilisés une fois hachés pour réaliser des torchis à la chaux dans la
construction de bâtiments en colombages. Le roseau trouvera ensuite sa place pour plus de trente ans sur
d'anciens bâtiments et chaumières, ou dans des
réalisations plus récentes...