Retour Page d'accueil SuiteLes couvertures en chaume font partie du patrimoine architectural du Morbihan. Autrefois grand nombre de bâtiments des zones rurales étaient en chaume . Celui-ci pouvait être constitué de seigle, de jonc ou de roseau . Les paysans de l'époque utilisaient ce qui était disponible auprès de leur habitat. Les toitures en jonc ont pratiquement disparu et la fourniture de ce matériau est inexistante. La culture de seigle est très réduite en Morbihan, seules quelques parcelles sont encore ensemencées, mais ne sont pas en nombre suffisant pour générer une commercialisation. Pour que la paille soit utilisable pour les toitures, la céréale ne peut être battue avec les moissonneuses batteuses, qui cassent la tige. Les terrains enrichis par les nouvelles techniques culturales sont devenues trop riches pour le seigle qui a une tendance à « verser ». La seule région commercialisant encore de la paille de seigle pour les couvertures, est le centre de la France. Contrairement à la Brière, ou à la baie de seine, régions où les toits de chaume font aussi partie du patrimoine, le roseau n'est plus récolté en Morbihan. A ce jour la plus grande partie du roseau provient de Camargue, où celui-ci est est toujours exploité. Les pays de l'est ainsi que depuis peu, la Chine, fournissent aussi du roseau. Aujourd'hui, l'habitat écologique n'est plus réservé à quelques initiés, les toitures en chaume connaissent un regain d'intérêt pour les rénovations, ainsi que pour la construction de nouveaux bâtiments. Un matériau est écologique, du fait de sa nature, mais aussi de l'énergie qui est utilisée pour sa constitution et son transport : on parle souvent désormais «d' empreinte carbone». C'est pourquoi, le roseau récolté dans la région est à ce titre intéressant.